samedi 28 octobre 2006

[ -_-' ]

(Quand on s'ennuie... On fait des tests à la con, c'est bien connu)















(...qu'est ce que tu peux me manquer...)

[ Vacances ]

Mais oui, je sais, je ne mérite pas de vacances.
Y'a aussi l'alternative "T'es en vacances toute l'année, fénéasse".
Oui aussi oui. Mais ça fait du bien de savoir que mardi, on ne retourne pas en cours. (Mais qu'on restera chez soi sans chauffage ni eau chaude à préparer un sac pour partir 5 précieux jours) (dans un hôtel qui lui sera chauffé, uniquement pour cette raison, ouioui)
Mais ces vacances, elles ont été méritées.
La preuve, jeudi, après l'après-midi passée avec Lucile et Cassandre [13h00 : "On va à la fac de lettres, t'y seras ?"], après avoir affronté les araignées et la tutrice [16h05 : "_...Tuuu comptes venir avec nous là ou tu restes assise ? _ Euh beeeen... Je reste. Je connais déjà la médiathèque et la bibliothèque américaine alors... _ Ah ok, je vois."], projection à 18h d'un chef d'oeuvre, d'une perle de l'histoire du cinéma, attention... :




Un grand amour de Beethoven, Gance, 1936

Magniiiifique film sur la vie, l'oeuvre et les amours de Beethov.
...2h tout de même... Et en deux heures, ils ont trouvé le moyen de faire des sauts de 10ans, passant outre un tas de choses. Mais bon, ne critiquons pas les choix de Gance, après tout...
Enfin, si, un petit. A savoir qu'à chaque fois que quelque chose "d'important" se passait, il y'avait un gros plan sur le visage de Beethoven (j'ai oublié le nom de l'acteur...mais on s'en tape) avec en fond sonore, le "Tintintintiiiiin" de la 5ieme... ce qui, à la longue, est vraiment ridicule.
Et cette scène au début où sa bien aimée parle au sapin baptisé "Beethoven"... heureusement qu'il y'avait le 2nd mouvement de la 7eme en fond sonore parce que... (genre, je m'y connais, je l'avais étudié en "Education musicale" en 5ieme :] et depuis c'est resté dans un coin de mon esprit...)
Autre point important, je n'ai jamais vu autant de monde se barrer d'une projection au bout de... 10 minutes de film. Faut dire que c'est pas passionant, et qu'à part pour le coté historique, ça n'a même aucun grand intérêt. J'ai quand même regretté amèrement la réponse aux filles. "_ Ah tu viens pas ? _ Nooooon je vais aller à ma projection quand même"... [Mais quelle conne]

Bref.

Et puis, j'ai quand même fait une partie de mes devoirs le premier jour des vacances en allant voir The Queen. (...Et toujours pas Indigènes, hum)
Alors, oui, y'a de quoi se reposer.
Surtout après une partie de la soirée à parler à mon ex. (enfin, non, on ne parle pas avec lui, on échange des mots...)
Je ne savais pas qu'il me dédaignait autant, c'est marrant. Enfin, d'accord, je l'ai un peu provoqué en plus expliquant que si, en 3 semaines, il peut se passer un tas de bonnes choses.
J'vous épargne les phrases un peu assassines (un peu juste, elles pourraient l'être si jamais l'envie m'en prend de le prendre lui et sa "carrière" au sérieux) et les autres "provocations" à la con. En gros, monsieur va faire un stage de CRS (ceux qui l'ont déjà rencontré trouveront probablement ça très drole... passer de pompier à CRS, oui, pourquoi pas) et il m'a prévenu qu'avec les élections en 2007, si j'étais dans la foule des manifestants, monsieur ne s'arreterait pas. Beh oui, merci chéri. Un pique en appelant un autre... Je me suis arrêtée à l'instant où j'allais dire "C'est bien, ça te donnera l'illusion d'être viril". Au fond, c'est inutile tout ça.
Oui je sais, je l'ai aimé. Ben, oui, exact, plus que tout même. J'ai le "défaut" d'être passionée et de vouloir aller au bout des choses quand je m'engage quelque part.
Mais... c'est fou la manière dont les gens évoluent, parfois. (...ou régressent... c'est au choix)
Et à quel point les sentiments peuvent changer aussi, passer d'un amour fou à une envie quasi irrésistible de lui coller des baffes pour tenter de le réveiller, de lui hurler que j'en ai marre d'être avec une loque infoutue de prendre la moindre décision, qui ne dit jamais ce qu'il ressent alors qu'il me reproche dans le même temps de ne pas être assez aimante, qui ne s'intéresse à rien, ne s'ouvre à aucune forme de culture et a le culot de me dire que je n'ai pas la moindre passion.
Enfin, j'exagère. Il m'a tout de même dit "Je veux passer à autre chose", d'une manière tellement pitoyable qu'on se serait cru à Auschwitz. (bien sur il joue le juif et moi le tyran, ben oui, c'est bien connu), alors que bon, j'étais tout de même censée rentrer chez moi et devoir chercher un misérable bout de papier caché derrière un cadre qui me disait ce "Je veux passer à autre chose". Ouais, je me demande vraiment pour qui il me prenait, pour m'écrire ça au bout de 3 ans sur un vulgaire chiffon, au crayon de papier, en plus.
Même si oui, c'est vrai qu'au fond, je me demande déjà qu'est ce qu'il faisait avec moi. Sachant que je regardais des films de merde, que j'écoutais de la musique de merde, que j'avais aucun gout, que "...tu vas sortir habillée comme ça...?", que "Arrêêêête de manger ça, ça fait grossir"... (Ouais, un vrai petit ange)
Bon enfin... (et je sais pas non plus pourquoi j'écris tout ça ici, ça me fait du bien sans doute)
On va dire que tout va mieux, maintenant. Et il y'a de quoi... (c'est là qu'il faudrait commencer à gratter)



mardi 24 octobre 2006

[ "Every day above ground is a good day" ]




Et voilà ce que donne un cours magistral de phonétique.
(La preuve que j'ai pris des notes, tout de même... ...)
Journée de merde, bien évidemment.
Entre un sentiment de manque grandissant et les gens...
Pourtant, j'étais bien partie. Motivée pour rester jusqu'à 17h, même allée au cours de phonétique, c'est dire !
Et puis... Et puis l'absence du prof d'Histoire du ciném. Porte ouverte et tentation trop forte.
J'avoue, j'avoue, j'ai craqué.
Bref, je sors, je me tape une énorme tempête de vent et grêle (je suppose que c'est une vengeance divine pour me dire "NOOOON FAIS DEMI TOUUUUR" mais j'ai été forte), et le bus démarre quasi directement.
Fac de droit, Poinca, Carmes, et Point Central. C'est à ce moment là que mon regard est attiré par un étrange pull à rayure, puis sur le visage de la personne. Un énorme sourire qui s'esquisse en deux secondes à peine. Une autre, le temps de me demander "Je descends ou je descends pas ?" et à peine la fin de cette question, j'étais sortie.
"_ Cassaaaaandre !!!
_ AAAAAHHH ça m'fait plaisiiiiiiir d'te voir putain !!"

...(Ah les retrouvailles émouvantes)
Ouais, je crois que c'est vraiment ce qu'il me manquait en ce moment. Pouvoir cracher sur les anciens Poincaréens qui s'exilent un peu partout. Surtout avec elle, compagne fidèle des post-cours d'arts plastiques, le soir, sous la pluie, à attendre nos bus en s'acharnant sur quelques proies faciles.
En dehors de ça, ça faisait vraiment plaisir de la voir avec la même bonne humeur. Savoir qu'elle réussit en fac de médecine (alors qu'en tant que L...), que Lucile se plait aux Beaux-Arts et qu'un complot se monte pour la chute de Pauline.
Y'a pas à dire, quand je suis descendue du bus (plus ou moins 1h plus tard...), j'avais encore un énorme sourire à la con. Et ça fait du bien. (Ca me fait une réelle excuse pour ne pas être allée au reste des cours)
(La semaine prochaine-prochaine, j'irai :])
(Quoi que. Je serai probablement abbatue au retour *seule* de Paris...)